dimanche 11 février 2018

Les montagnes russes

Je ne suis pas une fan de manèges... et de montagnes russes encore moins... on dirait que mon coeur va lâcher et j'ai une horrible envie de vomir quand mes pieds retouchent la terre ferme.

Ces temps-ci, ma vie pourrait rivaliser avec les plus hautes montagnes russes au monde alors vous imaginez dans quel état je me trouve certains jours!

Il y a quelques jours, j'ai eu un flash! J'ai revu un dessin que j'avais fait en 2015 dans les débuts de ce blog. 






Alors que je disais à qui voulait bien l'entendre que la trentaine m'avait apporté la zénitude et que j'avais enfin trouvé mon équilibre, mon inconscient semblait me dire le contraire.

Peut-on être à ce point coupé de soi-même? Peut-être que par instinct, on se voile la face pour avoir moins mal. Comme si l'instinct de survie embarquait pour nous protéger.

Mais un jour au l'autre, il faut faire face à la musique. Et la musique peut avoir des allures de montagnes russes... Avez-vous déjà pris le temps de regarder une partition? Ça donne le tournis!


La vie est faite de hauts, de bas et de petits moments de tranquilité (il me semble que je serais due pour cette passe là) et personne ne peut rien y changer. Par contre, on choisi ceux qui en font partie. Il faut savoir quand s'ouvrir les yeux et dire "la vie avec toi est une montagne russe qui ne me convient pas". Parfois, on ne quitte pas la montagne russe parce qu'on craint d'être propulsée dans une montagne russe encore pire. Tant qu'à faire face à la musique, aussi bien vivre un moment pénible qui passera pour enfin être heureux que de vivre toute une vie de montagne russe qu'on regrettera... J'aurais aimé avoir la sagesse de voir tout cela à 20 ans et à 30 ans... mais tout n'est pas perdu.

Merci la vie pour les millions de 2e chance que tu mets sur ma route. Je l'apprécie même si c'est pas toujours facile de tout recommencer.

«J'espère que tu vis une vie dont tu es fier. Si tu ne l'es pas, j'espère que tu as la force de tout recommencer» – F. Scott Fitzgerald

mercredi 7 février 2018

Changement de perspective

Bon j'étais telleeeeement "crinquée" à l'idée de revenir blogger que j'ai sauté des étapes...

Il y a 2 ans, je quittais ma vie de blogueuse folle et trentenaire. J'avais fait le tour du jardin et j'avais l'impression de ne plus avoir rien de bon à dire.

Deux ans, c'est long en titi!

Donc voici en rafale ce qui s'est passé en deux ans....

J'ai enfin complété mes études en administration! Tsé celles commencées quand j'avais 19 ans... celles que j'ai mis sur pause plus d'une fois pour avoir une carrière ou des études... celles que j'ai tant détestées mais qui m'ont permis de tenir dans mes mains mon premier diplôme universitaire. Ce précieux papier est resté caché quelques mois dans un tiroir... et un jour,  quand j'ai eu peur de ne pas arriver à accomplir un grand projet que j'entreprenais, je l'ai fait encadré pour me rappeler que ça n'avait pas été facile, que ça avait été long mais que j'avais réussi et que j'en avais la preuve.

Je me suis inscrite à l'université en droit même si une personne qui occupait une place très importante dans ma vie n'y croyait pas. Je l'ai fait car j'ai eu confiance en moi. J'ai eu envie de cet avenir meilleur dont j'avais toujours rêvé. Parce qu'à 30 ans, la vie m'avait offert une 2e chance et je ne voulais pas passer à côté.

J'ai ensuite affronté une séparation. J'ai appris à accompagner mes enfants dans l'inconnu. J'ai écouté les gens... (vous savez "les gens")... parfois trop même. J'ai laissé la chance au coureur. J'ai eu peur et j'ai été déçue. J'ai parfois perdu foi en l'avenir. Mais tranquillement, la vie a placé des gens sur ma route au bon moment.

En deux ans, je me suis retrouvée entourée d'amies et amis qui m'ont soutenue dans mes ups et mes downs.

Et j'ai fait une rencontre qui m'a redonné foi en l'amour. L'amour doux. L'amour respectueux. L'amour compatissant. L'amour qui est donné sans demander en retour. L'amour patient. L'amour qu'on avait été incapable de m'offrir.

Et cet amour là m'aime tellement qu'il me donne des conseils! Des bons en plus!! Mais moi, je suis pas toujours très à l'écoute tsé...

Fak ça donne que mon charmant amoureux me dit (en constatant que je ne maîtrise pas très bien la géographie de l'île): "Tu devrais toujours dé-zoomer pour voir tout ton trajet sur Waze, ça t'aiderait à mieux voir la ville et où tu t'en vas par rapport à où tu es." J'ai écouté ce qu'il a dit... mais c'est juste que ça adonne que je suis pas mal pressée (lire ici à la dernière minute) quand je pars à quelque part.... et donc, je met le GPS pis je le suis à la lettre sans mettre en pratique le précieux conseil...

Mais!!! Aujourd'hui, j'ai compris! Oui, oui! J'ai vu l'utilité de le faire quand Waze m'a fait prendre un détour de 3 minutes pour me ramener sur la rue d'où je partais...

Alors, je le dis devant tout le monde: À partir d'aujourd'hui, je change de perspective! Tant pour appliquer les conseils que regarder ma route sur le GPS!



La folle is back!

Ben oui, comme ça, par un beau matin d'hiver gris et laitte (!!), elle se décide à revenir!

Mais ce n'est pas un matin ordinaire! Oh non, c'est un matin différent... elle s'est réveillée aux côté d'un très bel homme... (tsé le genre qui fait le café en plus) à (roulement de tambour) 6 heure du matin!!! Ma prochaine mission, si je l'accepte: me lever plus tôt le matin!

Ensuite, en buvant un bon café et en "questionnant-critiquant" l'actualité, je me suis fait "challenger" sous la torture d'une lampe de luminothérapie (à toutes les fois qu'il l'allume, je sens que, dans une autre vie, je devais être un vampire...). Il paraît que c'est super bon pour la vitamine D et pour contrer la déprime saisonnière en passant...

Alors que je pensais rien foutre en buvant mon café et en attendant notre départ, il m'a gentillement conseillé d'aller prendre une douche... J'ai "chigné" et il m'a répondu que j'avais une grosse journée devant moi et que ça allait me faire du bien. Ça me fait chier de le dire mais il avait raison. Non mais c'est-tu fatiguant un homme qui 1- veut ton bien et 2- a raison en plus??? Ben non, en fait c'est même génial (vous voyez, ma folie est revenue... je le sens).

Alors, j'ai pris ma douche avec une chanson plus que fatiguante en boucle en prenant du plaisir à l'entendre chiâler "Non mais elle est vraiment fatiguante cette toune" (bon il a pas dit ça exactement comme ça mais ça voulait dire ça).

Nous nous sommes quittés en s'embrassant (même si j'ai un bouton laid juste au-dessus de la lèvre supérieure) et la journée décollait à 7h30... Outch hein?

Je me suis arrêtée me prendre un grand café au McDo et j'ai pris la route en direction de l'Université en suivant bien les indications de Waze. Puis, sur l'autoroute, je me suis rendue compte que mon "hood" de char de marde était mal fermé!!! C'est là qu'a vraiment débuté l'osti de matin de marde! Fak j'ai pris la 1ere sortie qui menait à "fucking je sais pas où parce que j'étais dans l'Ouest de l'île et que je connais pas ce bout-là de l'île..." et j'ai dû trouver une place pour pouvoir m'arrêter et refermer sécuritairement le "hood", lire ici le tenir au bout de mes bras et le lâcher pour que ça fasse le plus de bruit possible. Après ça, j'ai repris ma route en pognant full de trafic parce que je n'étais plus sur l'itinéraire le plus optimal de Waze...

C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que les chroniques de la folle trentenaire allaient revenir! Ça et que j'avais vraiment besoin de voir ma psy!

Donc ce matin, après mes mini-péripéties, je suis assise dans la biblio de droit de l'Université (un matin de semaine, vous réalisez? Je peine à y croire moi-même!) habillée convenablement (lire ici pas trop en mou) et je savoure le confort de mes bottes ultra chaudes (une première dans ma vie et je suis quand même dans la trentaine) en finissant mon café frette!



I'm back!!!


mercredi 5 octobre 2016

Partager son temps...

Je pourrais parler de gestion du temps, de son horaire, de ses priorités... Mais je n'ai pas envie d'aborder le sujet dans ce sens.

J'ai l'impression que chaque journée est une grosse tarte à séparer en pointes... C'est moi qui choisi le nombre de pointes et la grosseur de chacune de celles-ci.



Mais que se passe-t-il quand la tarte est trop petite pour le nombre de pointes et la grosseur qu'on aimerait leur donner?

Il faut choisir me direz-vous? Il faut faire des compromis? Il faut accepter que rien n'est parfait?

À cela, comme toute personne normale qui est fatiguée et un peu dépassée par le temps, je vous répondrais: "Je sais déjà tout ça, je n'ai juste pas envie de l'accepter!!"

Il faut aussi trouver son équilibre dans le partage des pointes pour trouver son bonheur... Ben oui... Ça aussi je le sais.

Mais il y a des choses sur lesquelles on ne peut pas faire de compromis. Comme dormir... On a tous besoin de dormir. On a tous des besoins de sommeil différents... Moi, j'aurais besoin de nuit de 12h pour être "top shape". Mais, ça impliquerait que je me couche à 19h et que je me relève à 7h pour préparer les enfants pour l'école. Avez-vous déjà essayé de faire rentrer une vie dans le 12h qu'il reste entre 7h du matin et 19h? On s'entend que la moitié de ta tarte passe en sommeil...

Il y a aussi la nourriture... On doit tous manger... encore du temps obligatoire à caser dans nos pointes de tartes... Si on mange pas, on a pas d'énergie, on est marabout et on arrive pas à faire ce qu'on doit faire avec les autres pointes de tartes... Mais pour manger, il faut cuisiner.... encore du temps de grugé sur la tarte... Et on ne parle pas des lunchs des minis et des quarante milles collations qu'il faut préparer aussi...

Et... autre partie obligatoire: on doit travailler si on veut arriver à se payer de la bouffe et avoir un toit sur la tête pour dormir...

La tarte est déjà pas mal entamée et on a pas parlé de ménage, lavage, vaisselle, commissions et compagnie...

On a pas parlé de maladies, de rendez-vous à la clinique ou chez le dentiste...

Moi, je voudrais:

Du temps pour dormir un peu plus (ça paraît que je me sens brûlée ben raide depuis la rentrée?), du temps pour relaxer, du temps pour cuisiner pour le plaisir et sans pression, du temps pour prendre mon café, du temps pour étudier, du temps pour jouer avec mes enfants, du temps pour inviter des ami(e)s à manger...

Mais, j'ai bien de la misère à le faire rentrer entre les pointes de tarte obligatoires...

Je peux bien chiâler me direz-vous... même en criant ben ben fort, même en braillant toutes les larmes de mon corps et même en cassant tout ce qui me tombe sous la main, ma tarte sera jamais plus grosse et ne comptera jamais plus de 24h... Ma semaine n'aura jamais plus de 168h...

Je vous répondrai la même chose que tout à l'heure: "Je sais déjà tout ça, je n'ai juste pas envie de l'accepter!!"

Ce billet ne vous offre pas de solution dans le partage des pointes de tarte. Hélas non, je n'ai pas de recette magique à vous offrir. En fait, la recette on la connait tous: "On peut pas tout avoir dans la vie, si tu n'es pas content, fais des changements, fais des compromis et passe l'étape de déni et fais ton deuil sur certains trucs!" mais... vous êtes peut-être comme moi... Vous êtes grognon et vous avez juste envie de chiâler un peu... Si c'est votre cas, je compatis! Je vous partagerais bien une pointe de ma tarte pour vous aider mais... comme vous le savez maintenant, je n'en ai pas de "lousse"...

lundi 12 septembre 2016

Défi 21 jours sans Anxiété? Jamais!!!

Quand je n'ai pas grand chose à faire (lire ici, j'ai fait le tour de mon fil d'actualité Facebook et Twitter et que j'ai lu toutes les nouvelles intéressantes de la Presse...), je vais faire un petit tour sur Pinterest...

Pour ceux qui ne connaissent pas trop Pinterest, c'est une sorte de catalogues d'idées de toutes sortes. Il y a un fil d'actualité sur lequel on vous affiche des trucs en lien avec vos intérêts.

Donc, hier soir, avant de tomber dans les bras de Morphée, je suis allée faire un petit tour sur Pinterest. Sur mon fil d'actualité est alors apparu l'image d'un petit calendrier qui avait pour titre quelque chose du genre "Défi 21 jours sans anxiété".

N'étant pas un exemple de zénitude ces temps-ci, j'ai décidé de cliquer pour aller lire ce qui était écrit sur le charmant petit calendrier (sous lequel se trouvait une charmante image d'une femme riant sous un parapluie bleu). Au début, rien de trop compliqué... Exemple: Jour 1, dessiner dans un livre à colorier, Jour 2, faire des exercices de respirations. Et bla,bla,bla! Je ne trouvais pas ce défi très chinois et, pas que ça me tentait vraiment mais, j'aurais été prête à lui donner une chance.

Mais... Ça s'est gâché lorsque j'ai lu LE jour 11: "Retirer la caféine de votre vie".



On a tous des limites... La mienne est là!!

Ça fait que ce matin, je prend deux minutes pour respirer ET boire mon cappuccino en écrivant ce petit billet. À chacun sa recette!

vendredi 29 juillet 2016

T'as 30 ans, t'es plus un bébé!!



Tu aimerais te pitcher par terre et taper des poings et des pieds pour manifester ta colère ou ta détressse? Oubli le projet, t'as 30 ans et tu sais que le plancher est plein de germes, microbes, bactéries et compagnie et ça te tente pas de te salir ou d'attraper une cochonnerie!

Tu aimerais pouvoir lancer tes cahiers, ton agenda, tes stylos et compagnie parce que t'es contrariée? Oubli ça, t'as 30 ans et tu sais très bien que si tu brises quelques choses, tu vas devoir le repayer et que c'est toi qui va devoir ramasser le bordel après.

Tu aimerais pouvoir aller bouder dans ta chambre pendant que le souper se prépare tout seul? Oubli le projet, t'as 30 ans et la magie, ça n'existe pas, le souper ne se préparera pas tout seul et les enfants vont chiâler!

Tu aimerais ça passer tes journées à manger et dormir, rien de plus? Oubliiiiiiii ça! Tu as 30 ans et deux enfants que TU dois nourrir!

Tu aimerais chiller tout la journée bien confo dans ton pyjama?? Oubli le projet, comme tu as 30 ans et qu'il ne se passe pas une journée sans que tu doives sortir de la maison, tu vas devoir un moment donné t'habiller!

Mais tu sais quoi?? Y'a pas juste des oublis ça... Y'a quelques petites choses que les trentenaires ont le droit de faire qui est chouette et que les bébés ne peuvent pas faire.

Tu meurs de savoir c'est quoi hein?

1- La thérapie par le shopping.
2- Faire garder les enfants (on s'entend qu'ils ne peuvent pas faire garder leurs parents!)
3- Déboucher une bouteille de bière/vin/champagne ou boire n'importe quel autre truc alcoolisé auquel vous pouvez penser!

Voilà!!!

lundi 11 juillet 2016

Tout recommencer...



Si vous m'aviez rencontré à 10 ans, à 15 ans, à 20 ans et même à 25 ans et que vous m'aviez dit qu'un jour, j'allais trouver que la vie va trop vite, je ne vous aurais jamais cru...

Au primaire, je rêvais d'être une adulte. Je me voyais porter un tailleur et des talons hauts. J'avais hâte d'entrer au secondaire pour me rapprocher le plus vite possible de ma vie d'adulte.

Au début de mon secondaire, la vie n'avançait jamais assez vite. Je me tenais avec du monde plus vieux que moi, comme si ça allait m'aider à arriver à l'âge adulte plus vite! 

Au milieu du secondaire, je côtoyais très peu de gens. Dans ma tête, ces ados-là et moi, on était pas à la même place. Moi, je voulais être une adulte. J'étais sérieuse. Je voulais être avocate.

Vers la fin du secondaire, j'avais réussi à me faire quelques amis de mon âge mais je travaillais, j'avais un chum plus vieux que moi et je rêvais toujours d'être une vraie adulte! J'étais sérieuse. Trop sérieuse et ma vie n'avançait pas assez vite. Certains étudiants qui étaient avec moi en français m'appelaient "l'avocate" et c'était pas pour être gentils... Au fil du temps, on a tous appris à se connaître, ils ont bien vu que c'était une grosse façade et je suis devenue la "gentille avocate". 

L'été de mes 17 ans, je l'ai passé à travailler, à sortir dans les bars et à vivre à temps partiel dans l'appartement de celle qui était devenue ma meilleure amie! Elle était à peine plus vieille que moi mais elle avait une "vraie" job et était dans le vrai monde.

Le cégep... Quelle farce! J'avais choisi de faire un pré-universitaire en sciences humaines pour aller plus vite à l'université.... 

Rien ne s'est passé comme je voulais. J'ai fini par m'inscrire au BAC en administration des affaires... Trop peur de me planter en droits et de donner raison à mon chum qui me disait "Je pense pas que tu serais bonne là-dedans. En plus, c'est très compétitif." Moi qui avait toujours été perfectionniste et qui avait toujours voulue être meilleure que les autres... J'ai eu peur. Peur d'essayer... Peur d'échouer... Je manquais de confiance en moi... En mes capacités... En mon intelligence.

La vie n'a pas avancé plus vite par la suite... Ben non! J'ai décidé de convertir mon BAC en certificat et de travailler à temps plein plutôt qu'à temps partiel comme agente d'assurances. J'étais bonne, j'étais mince, belle et intelligente. Je réussissais bien et j'étais certaine de grimper les échelons bien plus vite en choisissant ce scénario là.

Mon chum était plus vieux, il voulait une maison. Ça tombait bien, j'avais une vraie job et là, avec une maison, j'allais être une vraie adulte! Moins de 6 mois après avoir acheté la maison (et à peine plus en tant qu'employée à temps plein!!), on a décidé d'avoir un enfant. Il approchait la trentaine et il ne voulait pas se voir collé avec des enfants à la maison à l'âge de sa retraite.

Le bébé, ça m'éloignait de la carrière mais c'était temporaire! Je suis revenue au boulot après 9 mois de congé de maternité. Une collègue qui avait un cheminement assez collé au mien et avec qui j'avais été en compétition pour une promotin était rendue pas mal plus loin que moi après ces quelques mois où j'étais en "congé" mais j'avais bon espoir de la rattraper...

Dans mes rêves... oui!

Je suis revenue et on m'a dit "tu dois recommencer à zéro et refaire tes preuves. By the way, on a changé le processus alors compte par sur une promotion avant au minimum un an et demi!

Je n'allais pas laisser les choses se passer comme ça. Si tous les chemins menaient à Rome, j'avais simplement à changer de département et donner mon 110% pour arriver à avoir le poste que je désirais en moins d'un an et demi.

Et c'est ce que j'ai fait. J'ai vécu ma vie à cent milles à l'heure! J'ai enchaîné les projets, les idées et les rencontres avec ma directrice.

Elle me disait qu'il fallait prendre mon temps. Elle ne comprenait pas que c'était une course! Je détestais ma job, je n'allais pas faire ça pendant des années voyons!

Puis, le 2e bébé est arrivé... Et là, je me suis demandée où la "MOI" que j'avais toujours voulu être était passée... Le temps était passé... Trop vite. Je n'avais rien savouré... J'avais une tonne de regrets et à peine 25 ans passé...

Mais... Cette prise de conscience a été passagère... Je suis retombée dans le "c'est pas vrai que je vais faire une job que je déteste toute ma vie et que je vais brailler sur mon sort avec "même pas de diplôme" en plus!!!" Je me suis relancée dans une année folle au travail. Je préparais mes tout-petits le matin, je les embarquais dans mon gros VUS, on bravait le trafic, je les "droppais" au CPE et je filais au boulot. À 17h, je les repognais et on retournait jouer dans le trafic. Les jours étaient des courses! Mais c'était pas grave, quand on court, on avance plus vite non?

Je suis tombée malade, un an à la maison... Un an à voir la trentaine approcher au travers des migraines infernales.

Un jour, elles se sont calmées et je suis retournée travailler... J'avais beau essayer de m'accrocher, je détestais cette job que je ne pouvais pas quitter. Au final, c'est elle qui m'a quitté et ce fût une des plus belles choses qui soit arrivée dans ma vie.

J'avais une chance. La chance de pouvoir recommencer ma vie à 30 ans.

Si vous m'aviez dit à 10 ans, 15 ans et même pendant mes années de Cégep que je déciderais de retourner aux études en droit à 30 ans... Je ne vous aurais pas cru. Je vous aurais répondu: "Impossible, à 30 ans, je vais être avocate."

Je ne regrette rien de ce que j'ai vécu. J'ai tellement appris! Et maintenant, je suis prête pour être une version encore meilleure que celle que j'avais imaginé plus jeune...